2/2017

Des modèles de travail flexibles

Chers lecteurs, chères lectrices,

Ce n’est plus un secret que le monde du travail évolue à grands pas: la diversité croissante, les changements démographiques ainsi que la nécessité de s’adapter à de nouvelles exigences et à de nouveaux concepts d’entreprise ne sont que quelques-unes des forces qui soumettent les modèles de travail éprouvés à une mutation constante. Les modèles de travail flexibles sont bien établis en Suisse et prennent de l’importance: un actif sur trois travaille à temps partiel et près de la moitié travaillent aujourd’hui de manière très flexible, grâce notamment aux technologies qui permettent de travailler n’importe où et à toute heure. Il est donc toujours plus facile de répondre au souhait grandissant d’une organisation souveraine ainsi que de modèles de travail et de vie intégrés. Les entreprises ont elles aussi la possibilité de réagir plus efficacement aux situations touchant leur exploitation et leurs capacités de manière spécifique.

Les besoins de tous doivent cependant être pris en compte pour que la flexibilisation se traduise à tous les niveaux par une productivité accrue, une plus forte motivation et une meilleure satisfaction. Des directives internes claires ainsi que le soutien des responsables sont nécessaires. Les choses ont beau sembler simples en théorie, elles se heurtent toujours à des limites lors de leur mise en œuvre pratique. L’autogestion des collaborateurs, la collaboration basée sur la confiance et la communication ouverte doivent être encouragées sans exception par les cadres, qui doivent donner l’exemple. Ils endossent alors un rôle de modèle. La réalité montre cependant qu’ils utilisent peu les modèles de travail flexibles, car ils craignent des revers de carrière, ne peuvent pas réduire leur volume de travail et parce que les programmes systématiques font défaut. 

Des progrès sont donc encore nécessaires pour que les formes de travail flexibles débouchent sur une situation gagnant-gagnant pour tous. Mais pour commencer, je vous souhaite une agréable lecture de cette nouvelle édition de Leader.

Jürg Eggenberger

Directeur ASC

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