2/2018

Dans quels domaines la Suisse est-elle surréglementée et dans quels autres est-elle particulièrement créative?

Annalise Eggimann | Directrice de l’agence fédérale «Innosuisse»

Les critiques de la bureaucratie suscitent toujours un écho favorable. Cela me semble toutefois un peu facile. La Suisse n’est pas célèbre pour ses excès bureaucratiques, même si un certain potentiel d’optimisation existe bien entendu toujours. Ainsi, des solutions d’eGovernment intelligentes devraient pouvoir simplifier et accélérer les processus. En ce qui concerne la créativité, on trouve partout des personnes compétentes et prêtes à sortir des sentiers battus. De nombreuses PME locales viennent d’en fournir la preuve en parvenant à surmonter la crise du franc fort.

> Annalise Eggimann interviewée sur les missions à accomplir pour promouvoir l’innovation.

Philip Kübler | Directeur de la société de droits d'auteurs «ProLitteris»

A la fois nulle part et partout. Je songe aux médias, aux télécommunications, aux licences et au conseil juridique: ces domaines sont peu réglementés et l’innovation y est très présente. Mais attention. Nous ne sommes pas seuls.

> Philip Kübler évoque la liberté que les droits d'auteurs confèrent aux personnes créatives.

Nicolas Huxley | Fondateur de la start-up «Elephbo»

Comparé à l’étranger, le taux de réglementation en Suisse est encore parfaitement supportable. Cependant un principe s'applique pour les entreprises: «Du berceau à la tombe: des formulaires, des formulaires et encore des formulaires». La réglementation ne devrait pas être perçue comme un obstacle engendrant des soupirs par les entreprises, mais plutôt comme un moteur de l’innovation et des nouvelles idées commerciales.

> Apprenez-en davantage sur l’entreprise de retraitement de Nicolas Huxley, qui crée des articles de mode à partir de sacs de ciment.

Tags: Innovation, Culture d’entreprise

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